RELATION CPAM-IDEL

Bonjour à tous ,

Mon histoire, mon aventure, ma chute libre ... Infirmière depuis 2003 , j'ai finalement au bout de quelques années décidé de faire du libéral ! Quelle belle idée j'ai eu à ce moment là… Je ne pensais pas au mal que cela pourrait me procurer.

J’ai monté mon cabinet seule en travaillant plus d'un an, sept jours sur sept, 24h/24h , j'ai laissé mon fils entre les mains de la nourrice, car j'étais mère célibataire… il fallait bien travailler pour payer les crédits et le faire manger. J’ai commencé avec une patiente par jour et j'ai augmenté, beaucoup trop, certes. Beaucoup trop pour la Cpam visiblement.

J’ai vécu deux grossesses en libéral. Lors de la première, j’ai dû arrêter de travailler au bout de 6 mois car je risquais un accouchement prématuré. C’est ainsi que je me suis retrouvée dans une situation financière très délicate et même si la prévoyance fonctionne c'est seulement le temps d’un mois, car après la cpam prend le relais et nous donne 1200 euros durant 28 jours que j'ai été forcée de réclamer tous les 14 jours car comme par hasard ils oubliaient de me payer.

La deuxième grossesse s’est bien passée étant donné que j'avais tout préparé, aménagé mon planning, pris une collaboratrice …

Ma remplaçante a exprimé son mécontentement (elle était là depuis plus longtemps certes mais n'avait pas le nombre d'années suffisantes pour devenir collaboratrice= c'est à dire 24 mois d'exercice à temps plein ) En effet, certainement par jalousie, après avoir rompu le contrat, celle-ci m'a certainement dénoncé à la cpam…

Ce ne sont que des suppositions mais le hasard a fait que 15 jours après son départ (avril 2015) j’ai reçu un appel téléphonique d'une patiente m'indiquant qu'une employée de la cpam était venue dans le but de poser des questions au sujet de mon travail et de mon comportement . En effet, cette inspectrice a fait son enquête sur 2 jours durant lesquels elle s’est permise d’interroger les familles des patients, les auxiliaires présentes, les patients atteint d’alzheimer seuls, chamboulant les plus cohérents. Tous ont été outrés de l'attitude de cette inspectrice qui est arrivée chez eux sans prévenir, qui s’est à peine présenté et qui a expliqué qu’elle faisait des enquêtes pour la cpam …

Mes patients alzheimer et sourds ont bien évidemment tout compris ! Son rapport indique qu’ils sont les seuls à dire vrai contrairement aux patients n’étant pas atteint mentalement : eux sont des menteurs.

Cataloguée virulente, voleuse, j’ai été profondément blessée de savoir qu'elle avait cherché à savoir si j'étais maltraitante. Ces événements se sont produits en avril 2015. j'étais enceinte de 4 mois. La cpam poursuit ses investigations : ma collaboratrice et mes patients me soutiennent sauf ma remplaçante.Cette dernière me dénigre : "je vais tout vous dire ".... Quoi donc ? Là où j'avais fait des pansements et bien elle affirme le contraire.. J’ai des relations tellement particulière avec certains médecins que je peux avoir tout ce que je veux. Ce ne sont que des fausses allégations ! Il est terrible pour moi de lire ce genre d’accusations...

Puis aucune nouvelles pendant plusieurs mois jusqu'au moment où je réceptionne un courrier en lettre simple de la CPAM le 01/09/2015. Je leur dois une somme exorbitante : 132000 euros et 60000 euros de pénalités. Les bras m’en tombent, je pleure. J’ai 30 jours pour payer. Comment payer lorsqu’on sait que je ne déclare que 42000euros par an…

Je dois accoucher fin septembre (et ca l'inspectrice le savait) comme par hasard je reçois la notification à la même période. Je ne peux pas me déplacer comme je le souhaite.

Tant pis, je suis une battante. Je trouve un avocat et j'ai rendez-vous le 10septembre 2015… Face à toute cette anxiété j'accouche le 09/09… je ne pourrais donc pas rencontrer mon avocat. Le rendez-vous est donc décalé mais heureusement je n’ai pas pris le plus mauvais car il connait la procédure. Je n’avais pas 30 mais 60jours de délai. La cpam maintient donc sa plainte contre moi et me convoque en commission des pénalités.

J'y vais donc accompagné de mon avocat, j’ai 15 minutes pour me justifier. Trop aimable ! Ils ont mit 4 mois pour monter un dossier et j’ai 15 minutes pour me justifier sans avoir eu aux documents à charge me concernant. Aucun respect du contradictoire ! Et dire qu'ils ne sont pas concernés et que si je veux les documents je dois aller les récupérer en sortant de la commission et payer la somme de 13euros( payer pour avoir les documents qui vous accablent ...Un comble)

C’est ainsi que commence ma descente aux enfers moralement et financièrement. Je n’ai plus envie de travailler, juste envie de pouponner mais je ne peux même pas le faire sereinement.

Nous avons saisi le tass le 18 fevrier 2016, j'ai été convoquée le 17 janvier 2017. La Cpam a mis plus de 11mois pour répondre aux mémoires de mon avocat . Ils ont répondu le samedi 14/01/17 pour un passage au tribunal le 17/01/17. Donc report obligatoire. Je vis dans l'angoisse depuis des mois car je ne sais pas à quoi m'attendre. Toutes mes espérances se sont envolées depuis ce courrier du mois de septembre 2015...

J’ai manqué de mettre fin à mes jours une fois lors d'une grosse crise d'angoisse, je suis sous antidépresseurs, je vois un psychiatre. Les médecins veulent m'arrêter, m'hospitaliser mais comment vais-je pouvoir vivre ? De plus, j'aime mon métier... J’ai trois enfants et c'est pour eux que je me bats aujourd'hui. Je suis épuisée. !

12/09/2018 À ce jour, cela fait trois ans que je suis en procédure contre la CPAM pour indus. Pour moi ils sont toujours injustifiés. Le dernier jugement rendu est ininterprétable. Comment faire ? Une seule solution faire appel ! Rendez-vous vous en 2020.

Ma situation s’est totalement dégradée..Mon couple n’a pas résisté à cet acharnement. Je suis en procédure de divorce. Je suis en arrêt maladie depuis le 23 avril 2018 et est été hospitalisée en unité psychiatrique pour syndrome dépressif sévère avec idées suicidaires caractérisées pendant 3 mois. J’ai un suivi psychiatrique extérieur et un traitement qui me maintient. Je n’ai plus aucune ressource, ma prévoyance m’a coupé les vivres, j’attends depuis juillet que la CARPIMKO daigne traiter mon dossier pour pouvoir enfin toucher mes indemnitées journalières. Je n’ai plus de domicile, j’ai du vendre la maison car j’avais trop de charges à payer. Entre les frais d’avocat et autre , je ne m’en sortais plus. Mes trois enfants sont avec moi .Heureusement que j’ai le soutien de bons amis. J’ai perdu ma dignité, mon honneur…Je me sens vide, complètement vide . Ma vie ne tient qu’à un fil… J’ai choisi de me battre pour mes enfants mais je ne pensais pas que cela serait si dur… Parfois j’ai encore des idées noires.

La CPAM m’a écrasé, détruite…. Je ne serais plus jamais infirmière , même si j’aime mon métier, j’ai enduré trop de souffrances.